Ségolène Royal, Corinne Lepage et Dominique Voynet ont co-signé une tribune pour demander une révision des études qui ont permis l'autorisation de mise sur le marché du maïs NK603...
Tribune de Ségolène royal, Dominique Voynet et Corinne Lepage
«Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal.
Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble.
En attendant que soient réalisées les nouvelles études et afin de s’assurer de la protection de la santé humaine, en l’absence de mesure de suspension du NK603 et du round up, nous demandons que soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du round up. Il nous apparait en effet indispensable que la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à ces études pour s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable. Nous souhaitons que cette analyse puisse être faite par des experts choisis pour leur absence de conflits d ‘intérêt et qui n’auraient pas eu précédemment à se prononcer sur l’un ou l’autre de ces produits.
Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits.»
Corinne Lepage Ancienne ministre de l'Environnement, Deputée européenne
Ségolène Royal Ancienne ministre de l'Environnement, Présidente de la Région Poitou Charentes
Dominique Voynet Ancienne ministre de l'Environnement, Maire de Montreuil
13 èmes rencontres de la Fondation Marisa Bellisario :
« Femmes, économie et pouvoir »
27 octobre 2012 à Florence
Intervention de Ségolène Royal,
Présidente de la Région Poitou-Charentes
Je suis très heureuse de pouvoir être aujourd'hui avec vous et cela pour deux raisons :
La première, c'est que je n'avais pu, en juin dernier, venir en Italie pour recevoir le Prix Mela d'Oro que la Fondation Marisa Bellisario m'avait aimablement décerné. Je suis d’autant plus contente de pouvoir, cet automne, répondre à son invitation.
Je vous disais cet été, dans mon message de remerciement, toute l'admiration que j'éprouve pour deux femmes italiennes qui ont eu
l'audace d'entreprendre,
le courage de surmonter bien des obstacles,
le talent et la volonté de créer, chacune à sa manière,
dans des domaines où les femmes n'étaient (et ne sont toujours pas) spontanément les bienvenues.
Surtout aux niveaux d'engagement et de responsabilité où l'une et l'autre, féministes convaincues et solidaires de la cause des femmes, avaient choisi d'exceller : l'entreprise pour Marisa Bellisario et la science pour Rita Lévi Montalcini.
L'exemple de ces éclaireuses doit encourager toutes les femmes à s'affranchir des « plafonds de verre » et nos sociétés à s'enrichir davantage de leurs apports.
La deuxième raison, c'est que le thème de ces 13èmes rencontres, « Femmes, économie et pouvoir » me tient particulièrement à coeur car je crois profondément que les femmes, dont les énergies et le potentiel sont encore trop souvent bridés, sont aujourd'hui le principal gisement de croissance de nos économies et les actrices indispensables de l'amélioration, sociale et démocratique, de nos sociétés.
Pas de croissance sans les femmes.
Pas de sortie de crise sans les femmes .
Pas d'efficacité économique, écologique et sociale sans les femmes...
L’attribution du prix Nobel à l’Union européenne : certes un hommage pour le passé, mais surtout un appel pour l’avenir. L’appel est lancé aux gouvernants de l’Europe d’aujourd’hui pour qu’ils soient conscients qu’un sursaut est impérieux.
La sortie de la crise de la zone euro doit être accélérée enfin, en mettant en place l’union bancaire et en redéfinissant, notre objectif de civilisation :
- pour les pères fondateurs : réussir la paix, au lendemain d’un carnage,
- pour nous : apporter le bien être à nos peuples,
- l’égalité des possibles à nos enfants,
- construire l’ordre social juste et international juste ;
- que chacun trouve son espace pour construire sa vie en respectant les autres...
La vice-présidente de l’Internationale socialiste n’a pas fait dans la dentelle. On reproche à François Hollande un manque de cap ? Ségolène Royal lui en a quasiment donné un. Tout en soutenant l’action du gouvernement, la candidate malheureuse de la primaire a rappelé François Hollande à ses promesses de campagne sur la finances...
Edito de Segolene Royal - En Poitou-Charentes, c'est la social-écologie que nous réalisons avec un temps d'avance dans l'excellence environnementale
« En Poitou-Charentes, c'est la social-écologie que nous réalisons avec un temps d'avance dans l'excellence environnementale. Remettre de l'humain et du bien-être dans l'économie en s'appuyant sur le levier de la Croissance Verte, voilà notre priorité.
Avec le Salon de la Croissance Verte et des éco-industries que j'ai créé il y a 8 ans et qui chaque année, mobilise les énergies, nous accentuons cette dynamique de la conversion écologique de l'économie. Ce rendez-vous incontournable symbolise toute la détermination à innover de l'ensemble des acteurs économiques. Vitrine des 1 000 entreprises du Pôle des éco-industries, ce salon a encore prouvé en 2012 que la France a du talent, qu'il faut se battre pour soutenir les projets et que les PME ont besoin de fonds de roulement.
C'est en cela que nous avons créé l'Agence PME destinée à les aider dans leurs recherches de financements, une structure qui préfigure la BPI Poitou-Charentes votée le 15 octobre par le Conseil Régional. A ce jour, 94 projets sont accompagnés, à l'instar de l'entreprise R2C System implantée à Niort qui a mis en place un outil innovant destiné à faciliter la prise de décisions dans les entreprises.
Il y a dans nos territoires des forces de créativité. Notre tâche, c'est de réussir à les faire converger pour renforcer notre action en Poitou-Charentes en faveur de la mutation écologique et des activités innovantes non délocalisables ».
Le 20 octobre, Ségolène Royal a participé avec l’ensemble des partenaires, à une réunion sur le projet de Center Parcs aux Trois-Moutiers dans le Nord Vienne. Le Président du Conseil général de la Vienne Claude Bertaud, le président du groupe Pierre & Vacances Gérard Brémond et les élus du Loudunais étaient également présents. Porté par le Conseil général de la Vienne, ce projet est soutenu par la Région Poitou-Charentes à hauteur de 13 M€ pour la formation et l’éco-construction.
Le projet accueillera 800 cottages et permettra la création de plus de 1 000 emplois directs et indirects sur un chantier qui s’étalera sur 2 ans. L’ouverture au public est prévue pour le premier semestre 2015.
Le congrès, qui se tient au parc des expositions de Toulouse, s'ouvrira vendredi à 15h00 avec les discours du président du SPD allemand, Sigmar Gabriel, et du secrétaire national du Parti démocrate italien, Pier Luigi Bersani, suivis de l'intervention de Ségolène Royal, au nom de l'Internationale socialiste...
Ségolène Royal aujourd'hui sur Twitter
Préparation de la rencontre demain au Congrès du PS avec des leaders socialistes européens. Quel espoir pour notre Europe des peuples ?
"Je ne suis pas sortie de la politique. Il faut trouver quelque chose qui me convienne à moi et qui lui convienne à lui. On va voir comment cela se dénoue", explique la présidente PS de la région Poitou-Charentes.
Si une entrée au gouvernement paraît peu probable -"François ne va pas remanier maintenant"- , une "mission" à l'étranger est envisageable. "Il faut trouver la bonne solution sans précipitation. Il y a un constat tacite entre François et moi: à un moment, il faudra que je rentre dans le dispositif", indique-t-elle....
Samedi moi aussi, j’ai été frappé par la beauté de Ségolène Royal en une du Monde. Une beauté éclatante assortie de conseils au Président de la République. « Belle comme un je vous emmerde » ai-je pensé. Puis j’ai lu l’interview dans lequel Royal sort peu de l’exercice de langue de bois puis j’ai vu ce portrait d’illustration signé Roberto Frankeberg...
Je ne sais pas quelle était l’intention de Roberto Frankenberg lorsqu’il a photographié Ségolène Royal mais le résultat est là. Il a transformé une femme politique sans mandat national en reine mère. Pas en rombière aigrie, en reine mère, en figure dynastique qui s’accorde avec un culot inouï la license de conseiller le Président de la République, ce qu’aucun socialiste ne s’autorise à faire publiquement.
Personne n’a de conseils à donner au Président. Qui peut le faire ? Qui a légitimement le droit de le faire ? Personne à part une entité qui lui serait égale voire supérieure...
L’Institut National de la Propriété Industrielle vient de délivrer à la Région Poitou-Charentes un brevet d’invention pour un combustible à base d’huile végétale...
Extrait : "La grande question c'est où va-t-on? Comme la nature a horreur du vide, c'est Ségolène Royal dans Le Monde d'hier qui nous le rappelle. Elle dit des choses assez justes que le pays ressent. Comme en 2007, elle avait su sentir les questions que se posait le pays, elle avait su incarner l'idée que l'on se faisait de la France (...)."
"Or notre peuple dans son imaginaire, pour qu'il déploie son génie, de sorte de sortir du déclinisme, du pessimisme, a besoin de se mettre en mouvement à travers un chemin. C'est cela que dit Ségolène Royal. Par temps de tempête, il faut mettre le politique au poste de commande."...
... Le message de Royal est clair: elle a signé la motion ultra-majoritaire Aubry-Ayrault, elle a le droit à des sièges aux instances nationales pour elle et ses proches, nombreux au sein du gouvernement (Najat-Vallaud Belkacem, Delphine Batho, Guillaume Garot et Dominique Bertinotti).
A la charge d'Harlem Désir de trouver un équlibre entre tous les courants. Dans tous les cas, s'il oublie quelques sièges aux royalistes, on est prêt à parier que Ségolène Royal sera prête à lui rappeler...
Ségolène Royal a proposé que les lycéens puissent apprendre le code de la route au lycée. Une initiative qui séduit des étudiants pour qui le permis reste très onéreux...
Un site internet "GaspillageAlimentaire.fr" est lancé pour véhiculer les bonnes pratiques auprès des Français. Toutes ces actions seront mises en place progressivement avant la signature d'un pacte national anti-gaspillage en juin...*
Cela faisait plusieurs semaines qu'elle avait accepté l'entretien. Mais plusieurs fois, elle avait reporté. "Trop tôt", disait-elle. "Je ne le sens pas", répétait-elle. Et puis elle a rappelé pour dire qu'elle était "prête". Et qu'après la "diète médiatique" qu'elle s'était imposée depuis la rentrée, le temps était venu, pour elle, de "dire les choses"...
Parler, donc. Mais sur quel ton ? Ce mercredi 17 octobre, dans son bureau de Montparnasse où elle reçoit Le Monde, Ségolène Royal prévient d'emblée :"Je ne veux pas apparaître comme une donneuse de leçons."Anticipant qu'on l'interrogerait sur les difficultés du gouvernement, elle a griffonné quelques formules sur de petites feuilles blanches, et s'y rattachera à plusieurs reprises pendant l'entretien, aux moments où les mots pourraient dépasser sa pensée. "Je veux que la gauche réussisse. Je dois donc être au-dessus et en avant. Je ne veux pas jouer les Mère Fouettard."
Par souci du "gagnant-gagnant", comme elle dit, on ne l'entendra donc pas sur les débats qui traversent le gouvernement et la majorité. Sur la dépénalisation du cannabis et le droit de vote des étrangers, par exemple, on connaît ses réserves, mais elle refusera de les réaffirmer.
Sur la procréation médicalement assistée, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, qui n'a jamais hésité à afficher ses convictions sur les sujets de société, quitte à prendre à revers ses camarades socialistes, n'entend pas aujourd'hui jouer les trouble-fête.
Sur les affaires privées, l'ex-candidate à la présidentielle garde la même discrétion. Comment a-t-elle vécu le fait que le chef de l'Etat ne la salue pas, l'autre jour, dans les couloirs de l'ONU ? "Ne revenons pas sur cet incident", dit-elle, précisant simplement qu'elle s'en est expliquée "avec François"et que"la page est tournée". Elle n'en dira pas davantage, refusant toute question qui pourrait la"ravaler à un personnage de théâtre de boulevard", n'acceptant de répondre qu'à celles qui s'adressent à la"femme politique"...
Cette semaine a été annoncée en conseil des ministres la création de la Banque publique d'investissement (BPI), que vous réclamez depuis longtemps. Est-elle conforme à vos attentes ?
Je ne peux que m'en féliciter, bien sûr. Mais pour que la BPI soit pleinement une réussite, il faut que trois critères soient remplis. Le premier, c'est la rapidité de sa mise en œuvre, d'ici un mois, compte tenu du manque criant de fonds de roulement dont souffrent les PME.
Le deuxième, c'est sa puissance d'intervention : la BPI doit avoir une vraie force de frappe, et qu'on ne retombe pas dans les erreurs du fonds stratégique d'investissement (FSI), bureaucratique et lent. Troisième critère de réussite, c'est l'appui sur les régions, car aucune PME n'ira frapper à la porte d'un guichet à Paris. Les antennes régionales de la BPI doivent engager 80 % des dépenses. Sinon, on retombera dans un système rigide où les filières les plus innovantes seront ignorées...
Cinq mois après l'élection de François Hollande, quel regard portez-vous sur l'action du gouvernement ?
Ségolène Royal : Cette première phase de l'action gouvernementale est une opération vérité réussie: le chef de l'Etat a pris la mesure de la crise, il a dit la vérité aux Français, il a mis fin aux opérations de diversion du gouvernement précédent, il a réparé les injustices les plus flagrantes et rétabli la sérénité républicaine. De ce point de vue, ces cinq premiers mois ont été constructifs.
Maintenant, il faut passer à une nouvelle phase, celle des réformes de structures promises dans le programme présidentiel : réforme du système financier, réforme fiscale, révolution écologique, avenir de la jeunesse. En un mot, après l'"opération vérité", passons au "rêve français"...
La Présidente de Région et les élus régionaux se sont réunis avec les organisations professionnelles des écoles de conduites à la Maison de la Région à Poitiers ce vendredi 19 octobre 2012.
La Présidente de Région a rappelé les objectifs du Conseil régional adopté en session du lundi 15 octobre 2012.
Les organisations professionnelles ont fait connaître leur accord d’un travail en partenariat avec la Région, à condition de continuer à être associées à la mise en oeuvre du dispositif et à la formation théorique pour une meilleure sécurité routière.
Des réunions de travail sont programmées jusqu’au lancement de l’expérimentation en janvier 2013 avec l’objectif d’une généralisation du dispositif en Région Poitou-Charentes en septembre de la même année.
Un comité de pilotage avec les professionnels est créé...
Ségolène Royal a qualifié vendredi d'"insultes parfaitement déplacées" les critiques virulentes du créateur Karl Lagerfeld contre le président François Hollande dans une interview et a souhaité qu'il s'en excuse.
"Il n'y a pas de place pour les insultes, surtout de la part d'un créatif qui bénéficie de l'image et du prestige de la France. Quand on travaille dans le luxe français, on bénéficie de l'apport collectif de tout un pays et ces insultes sont parfaitement déplacées.", a déclaré la responsable socialiste sur RTL.
"J'espère qu'il s'en excusera", a-t-elle ajouté. Selon l'ex-candidate à l'Elysée, "il y a une volonté de justice", en France. "Que les riches crient un peu c'est normal, au sens où ils ne sont pas favorables, ils ont soutenu la politique de la droite, ils ont soutenu Nicolas Sarkozy, ils ont bénéficié du bouclier fiscal". "On demande beaucoup de sacrifices aux Français et il est absolument crucial que ces sacrifices (...) soient équitablement répartis", a poursuivi Ségolène Royal, "si certains très riches réagissent, cela prouve que l'objectif est bien atteint"...
Après la colère des auto-écoles qui dénonçaient le manque de concertation, Ségolène Royal a déclaré vendredi que cette profession serait étroitement associée à l'action de la région Poitou-Charentes pour la mise en place de l'apprentissage du code de la route dans les lycées à partir de 2013...
La présidente de Poitou-Charentes assure maintenir le projet car «le permis est beaucoup trop cher pour les jeunes ce qui fait que beaucoup d'entre eux conduisent sans permis en mettant leur vie en danger et la vie des autres.» «D'autre part, actuellement le code est acquis rapidement, il est bachoté avant l'examen du permis. Tous les spécialistes de la sécurité routière nous disent qu'il faut que le code de la route soit appris de façon structurée sur le long terme», précise la président de la région Poitou-Charentes.
Edito de Ségolène Royal : Un Conseil Régional sous le signe du pouvoir d'achat et de la conversion écologique de l'économie.
« Lundi 15 octobre, en complément des grandes orientations budgétaires pour l'année 2013, le Conseil Régional a voté sur ma proposition des actions importantes sous le signe du pouvoir d'achat et de la conversion écologique de l'économie.
Pour les PME : la participation de la Région à la banque publique d'investissement qui pourra s'appuyer sur l'Agence PME créée en région ; l'adoption du plan de filière aéronautique et spatiale ; le chèque pour les entreprises coopératives. Pour l'excellence environnementale : la création de l'institut de la chimie verte, avec un premier projet de recherche-développement (sous produit de la vigne utilisé dans la santé) ; le plan régional de méthanisation, pour accélérer le développement de cette filière en Poitou-Charentes, sur le plan énergétique, industriel mais également écologique avec la réduction des pollutions agricoles ; la mise en place du volet « grandes puissances » du fonds de résistance photovoltaïque. Pour les jeunes : la mise en place de l'apprentissage du code de la route dans les lycées, pour alléger les charges des familles et réduire la mortalité des jeunes sur les routes ; la modernisation des lycées agricoles.
Par ailleurs, dans le cadre du budget 2013, la Région, n'augmente pas les impôts pour la 8ème année consécutive avec, en particulier, zéro taxe (TIPP) sur le carburant ».