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Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes répondait ce matin aux questions de Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand et des auditeurs dans Interactiv' sur France Inter.
Ségolène Royal a fait le lien entre la situation locale en Charente-Maritime et en Vendée, où l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy "agit, dit-elle, avec "brutalité" et "violence", et la situation nationale où le gouvernement reste sourd à l'exigence de justice.
Interrogée sur le prévisions alarmistes du COR, le Conseil d'Orientation des Retraites, et sur la nécessité de réformer vite, Ségolène Royal a expliqué qu'il fallait avant tout "réformer très bien plutôt que très vite", "en concertation et en écoute". "Je déplore qu'il y ait déjà des tensions sur ce sujet". Ségolène Royal voit l'origine de ces tensions dans l'absence d'une vraie concertation, l'absence d'écoute et de réelle négociation : "l'Etat n'a pas voulu entendre la nécessité de mettre l'ensemble des paramètres sur la table", "il n'y a pas que la raison démographique, il y a aussi le chômage, la crise qui engendre la baisse de la masse salariale et des cotisations".
Ségolène Royal répond aux questions de Nicolas Demorand
Ségolène Royal répond aux questions des auditeurs dans Interactiv'