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@Razak/Désirs d'Avenir
Désirs d’avenir a lancé il y a quelques jours une consultation populaire sur les retraites et la fiscalité.
Une équipe de Désirs d'Avenir a rédigé un premier document de travail dont Ségorama publie chaque jour un extrait dans le but de mieux comprendre le sujet et de pouvoir prendre la parole lors des débats sur le territoire et sur le forum internet
7.2.5. Comment réformer les retraites dans l'horizon du rapport entre le travail et le capital ?
Le moment de la réforme des retraites ne doit-il pas être un moment de lutte contre le partage inégal de la valeur ajoutée entre le capital et le travail ?
Pour cela, ne devons-nous pas créer de nouvelles sources de financement du système de retraite et du Fonds de réserve pour les retraites, notamment par une taxe spécifique sur les banques ou l'instauration d'une cotisation pour les stock-options ?
Parallèlement, ne devons-nous pas réformer de fond en comble notre fiscalité ? N'est-il pas urgent de revenir non seulement sur le « bouclier fiscal » mais sur l'ensemble du « paquet fiscal » (notamment la défiscalisation des heures supplémentaires) qui coûte chaque année à la France l'équivalent de la moitié du déficit actuel du système de retraite ?
Devrions-nous également réfléchir à la possibilité de réorienter vers le système de retraite et le Fonds de réserve pour les retraites une partie des 75 milliards d'Euros de niches fiscales qui existent actuellement (soit plus de 2,5 fois le montant du déficit actuel du système de retraite) ? En somme, cette réforme des retraites ne doit-elle pas être le moment de cette révolution fiscale dont la France a besoin ?
Pour plus de précision sur ce que nous entendons par « révolution fiscale », voici la manière dont elle était définie dans la contribution que nous avons soutenue au congrès du Parti socialiste de 2008 : « Faire enfin la révolution fiscale « Notre fiscalité est criblée d’injustices. La fraude fiscale coûte l’équivalent du déficit de l’État, soit 40 milliards d’euros. De plus, grâce aux 500 niches fiscales, qui représentent un coût de 73 milliards d’euros par an, certains parviennent même à ne plus payer d’impôts du tout. « À l’inverse, les contribuables modestes, même s’ils ne paient pas d’impôt sur le revenu, consacrent plusieurs mois de salaire à la CSG, à la TVA, aux impôts locaux, à la redevance et aux diverses taxes sur la consommation. Les impôts indirects (notamment TVA et TIPP) représentent moins de 10% du revenu d’un cadre supérieur, mais près du tiers de celui d’un smicard. Leur part est supérieure en France à celle de la plupart des pays développés. Personne ne le dit ! Il faut rétablir la vérité : avec le bouclier fiscal de la droite, seuls les contribuables les plus aisés ont droit de connaître le montant global de leurs impôts
« À l’instar de ce qui est déjà fait dans plusieurs pays européens, nous proposons de :
Comment appliquer des mesures spécifiques pour les femmes, les jeunes, les agriculteurs et les artisans ?
Forum participatif : les retraites et la fiscalité
Version intégrale du document de travail
Documentation complémentaire indicative