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Ségo News

Ouverture à 11 heures pour les militants de Désirs d'Avenir et 14 ou 15 heures pour le grand public

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Chers amis, chères amies,

La meilleure riposte aux provocations, à la brutalité et à la corruption d’un système qui tire la France vers le bas, c’est la construction d’un avenir commun appuyé sur les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Dans ce contexte, la Fête de la Fraternité de Désirs d’avenir revêt cette année une importance toute particulière.

C’est pourquoi j’ai choisi volontairement que la Fête de la Fraternité ait lieu dans une ville de banlieue, à Arcueil, le samedi 18 septembre.

La ville d’Arcueil, avec ses 45% de logements sociaux et ses plus de 47 nationalités qui y sont représentées, témoigne d’une forte cohésion sociale et culturelle. La ville s’est engagée dans un travail remarquable de pratiques démocratiques, comme en atteste le référendum local d’initiative populaire organisé pour la réhabilitation des cités, qui démontre les vertus de la démocratie participative.

Rassemblons-nous nombreux pour montrer qu’une autre France est possible et que nous refusons de nous taire et de subir.

Je remercie le Maire d’Arcueil, Daniel Breuiller, de son accueil, ainsi que toute son équipe, en particulier Denis Weisser, adjoint au Maire et conseiller régional qui sera le relais de Désirs d’Avenir sur le terrain.

Concernant la Cartoucherie de Vincennes, qui avait été généreusement mise à notre disposition par notre amie Ariane Mnouchkine, nous ne pouvions en disposer, la saison théâtrale ayant déjà débuté. Nous organiserons avec elle à la Cartoucherie une Université Populaire Participative sur l'éducation et la culture au mois d'octobre.

Amitiés fidèles

Ségolène Royal

Présidente de Désirs d'Avenir

  • Merci d'envoyer ce message à tous vos proches et vos contacts
  • Adhérer et faites adhérer à Désirs d'avenir en vous rendant sur ce lien


@Razak/Desirs d'Avenir

Chers amis,

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous nous réunirons pour notre troisième Fête de la Fraternité le samedi 18 septembre prochain à Arcueil, ville du Val-de-Marne, toute proche de Paris.

La meilleure riposte aux provocations, à la brutalité et à la corruption d'un système qui tire la France vers le bas, c'est la construction d'un avenir commun appuyé sur les valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité.

Dans ce contexte, la Fête de la Fraternité revêt cette année une importance toute particulière. C'est pour cela que Ségolène Royal a choisi de l'organiser dans une ville de banlieue telle qu'Arcueil.

Pour permettre au plus grand nombre d’entre vous d’être présents, elle a voulu que les dates proposées initialement soient déplacées au 18 septembre. Certains avaient en effet souligné la proximité des dates proposées à la fois avec la rentrée scolaire et le week-end de la Rochelle. Cela ne leur permettait pas d’être parmi nous, retenus par la préparation de ce moment important pour leurs familles ou ayant déjà engagé des frais pour se rendre loin de chez eux. Il était également essentiel, rappelons-le, de ne pas organiser notre Fête de la Fraternité au même moment que la Fête de l’Humanité, moment important de notre vie politique nationale. Ces dates vous permettront d’avoir plus de temps pour organiser vos déplacements depuis toutes nos régions.

Vous l'aurez compris, la saison théâtrale ayant déjà débuté, nous ne pouvions pas disposer de la Cartoucherie de Vincennes, qui avait été généreusement mise à notre disposition par notre amie Ariane Mnouchkine. Croyez-nous, ce n’est que partie remise ! Nous nous y réunirons dès le mois d'octobre pour une Université Populaire Participative sur l'éducation et la culture.

Alors que le pouvoir en place, pouvoir de la peur, confronté à ses échecs fracassants dans la sécurité, dans l’économie, dans l’éducation, dans la santé, a pris la décision funeste, pour faire diversion, de bafouer la République ; alors que ce pouvoir dépressif se nourrit du discrédit de toutes les formes de croyance et d’espérance, notre pays a besoin de se souvenir qu’il existe toujours un rêve qui s’appelle la France, le rêve d’une société fraternelle, où les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans distinction d’origine, de race ou de religion.

Face aux mensonges sarkozystes, nous nous devions de montrer à notre pays son vrai visage. C’est pour cela que nous organiserons notre Fête de la Fraternité dans une ville qui est un symbole parce qu’elle ressemble à tant d’autres villes de France.

Arcueil représente le type même d'une ville populaire. Elle compte 45% de logements sociaux, ses cités les plus récentes ont été construites pour offrir un environnement harmonieux. Les plus anciennes, comme « la Vache Noire » ou « le Chaperon Vert », ont été construites dans les années 1960. Elles font aujourd’hui l’objet d’importantes reconstructions, démolitions, réhabilitations, qui impliquent l’ensemble des habitants. Ces cités côtoient plusieurs quartiers pavillonnaires, représentatifs de ce que l’on appelle souvent abstraitement « le péri-urbain », alors qu’il s’agit de la réalité de la vie de plusieurs millions d’entre nous. Arcueil témoigne ainsi d’une diversité urbaine et sociale que l’on retrouve dans tant de nos villes qui contribuent aujourd’hui à faire le visage de la France.

Sa diversité sociale s’enrichit d’une diversité culturelle. Plus de quarante-sept nationalités sont représentées dans cette ville où les habitants ont toujours été à l’avant-garde de la défense des Droits de l’Homme, de l’ouverture et de la coopération avec l’étranger. A l’époque de l’Apartheid, Arcueil s’est ainsi distinguée par ses témoignages de solidarité envers les Sud-africains en lutte. C’est ainsi que Dulcie September, qui représentait l’ANC en France, y a été accueillie et y a résidé, et que Nelson Mandela a visité Arcueil en 1996 pour rendre hommage à la solidarité de ses habitants ; beaucoup d’Arcueillais-es s’en souviennent encore aujourd’hui.

Contre la propagande éhontée de ce pouvoir qui voudrait nous faire croire que nous ne pouvons pas vivre ensemble, Arcueil est la preuve flagrante que la diversité est toujours harmonieuse quand elle se conjugue avec la fraternité, quand le respect est partagé et quand on donne à tous le pouvoir de s’exprimer et à chacun l’attention qu’il requiert.

La ville s’est par exemple illustrée ces dernières années par des initiatives démocratiques importantes : les assemblées de quartiers dotées de budgets, le droit de pétition devant le Conseil municipal, le référendum local d’initiative populaire, par exemple pour la réhabilitation des cités. C'est une ville qui démontre quotidiennement les vertus de la démocratie participative.

Pour toutes ces raisons, Arcueil a le visage de la France : des femmes et des hommes qui prennent en main leurs destins, qui agissent les uns vis-à-vis des autres en citoyens, qui pour beaucoup, comme tant d’entre nous, endurent la situation actuelle, qui comme tant d’entre nous se demandent souvent comment finir le mois, mais qui comme tant d’entre nous résistent, travaillent, espèrent et qui, coûte que coûte, luttent à leur échelle pour une France plus forte parce que plus solidaire. C’est la France où la fraternité n’est pas qu’un mot, mais une réalité et un combat quotidiens. C’est la France que ce système corrompu voudrait cacher pour mieux faire passer dans l’ombre ses mesures injustes et impuissantes. C’est la France qu’à Désirs d’Avenir nous avons décidé de regarder dans les yeux.

Nous remercions Daniel Breuiller, maire d'Arcueil, pour son accueil. Nous avons eu l'occasion à de nombreuses reprises d'observer et apprécier son travail remarquable en ce qui concerne le rassemblement à gauche, au-delà des étiquettes. Nous connaissons son abnégation et son engagement pour la démocratie jusqu'au bout. Et comment oublier que les efforts réalisés dans la ville ont aussi été possibles grâce à l’implication de Denis Weisser depuis plusieurs années ? Quand on connaît les qualités humaines de Denis et son engagement dans le sens de l'intérêt général, on n'est pas surpris que les Val-de-marnais aient reconnu son travail en l’élisant conseiller Régional.

Nous devrons être nombreux à Arcueil pour montrer qu’une autre France est possible et que nous refusons de nous taire et de subir.

Nous vous y attendons donc le 18 septembre, pour la troisième édition de la Fête de la Fraternité. Pour toutes les questions pratiques, ou si vous souhaitez y participer en tant que bénévoles ou en tant qu’acteurs d’une animation, nous vous encourageons d’ores et déjà à entrer en contact avec nous à l’adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Nous comptons sur vous comme vous pouvez toujours compter sur nous.

Amitiés fidèles,

L'équipe de Désirs d'Avenir.


@Désirs d'Avenir

Nous nous sommes retrouvés à Melle, ce formidable écrin de verdure et de culture au cœur des Deux-Sèvres et de la région Poitou-Charentes.

Passant des terrasses ensoleillées à la salle municipale, 100 puis 200 et enfin 300 animateurs des comités locaux venus de toute la France ont été accueillis par Nathalie Lanzi, Michelle Fazilleau, Marylène, animatrices de Désirs d’avenir, pour une après-midi de travail participatif intense.

Grace à cette après-midi coordonnée à merveille par Denis Leroy et toute l’équipe d’organisation des Deux-Sèvres, bon nombre de membres de Désirs d’Avenir ont pu enfin se rencontrer dans la vie réelle, IRL, In Real Life, comme on le dit aux Etats-Unis de contacts initiés sur internet.

L’après-midi de travail a démarré par un compte-rendu détaillé de la consultation participative sur les retraites et la fiscalité brillamment réalisé et présenté par Hélène Gresso du comité de Charente et Jean-Michel Théry du comité des Hauts-de-Seine...

Lire la suite sur Désirs d'Avenir...

 


@Richard Ying/Désirs d'Avenir

Rétablir la Vérité: Fausses vérités matinales

Guillaume Cahour sur la matinale de RMC jeudi matin: une des dernières gardes rapprochées du système Sarkozy aux abois n'hésite devant aucune manoeuvre. Se servant des méthodes d'un système corrompu pour calomnier tous ceux qui cherchent la vérité et qu'il faut donc faire taire en essayant de les discréditer : voila la basse besogne à laquelle s'est livrée Guillaume Cahour sur RMC ce matin. Pourquoi ne pas avoir posé la question directement à Ségolene Royal plutôt qu'à quelqu'un qui n'a pas la réponse ?

Non, Pierre Bergé ne prête pas d'appartement à Ségolene Royal, il met un local à disposition d'une association qui comprend dix mille adhérents. Cela n'a rien de commun avec les honteuses turpitudes du système Woerth-Sarkozy.


Mais tout est bon pour salir Ségolene Royal qui est un danger contre Sarkozy pour la prochaine présidentielle et qui a eu le courage la première de dénoncer la corruption du systeme UMP et le besoin de plusieurs kärchers pour le nettoyer! Parions que Cahour fera partie de la prochaine promotion de la légion d'honneur: il le mérite bien autant que de Maistre. Ou alors devra t-il se contenter d'une médaille en chocolat, l'avenir nous le dira.


Depuis 2004 et la présidence de Ségolene Royal, la Région Poitou-Charentes est gérée avec beaucoup de rigueur. Un euro dépensé est un euro utile : vente de la maison du Poitou-Charentes à Paris, vente des grosses berlines, division par dix des frais de réception, conditionnement des aides économiques aux entreprises à l'interdiction de licencier ou de délocaliser si l'entreprise fait des bénéfices, demande de remboursement par la Région des frais de location d'un appartement Rue de Vaugirard à Paris par Jean Pierre Raffarin dont il n'a pu justifier l'usage professionnel... Ceux qui donnent des leçons doivent balayer devant leur porte.

 

Ségolène Royal était présente à une réunion de travail qui s'est tenue du 12 au 15 juillet en Grèce sur les solutions alternatives à la crise et les idées progressistes pour la Grèce, l’Europe et le Monde.

Ségolène Royal s’y est rendue à l’invitation de George Papandréou, Premier ministre de la Grèce, en tant que personnalité qualifiée et ancienne candidate à l’élection présidentielle. Elle a échangé lors de cette réunion avec des personnalités politiques et des économistes de renom, notamment James K. Galbraith et, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001.

Vous trouverez ci-dessous son intervention lors de l'ouverture de cette réunion le lundi 12 juillet en compagnie de Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission européenne et haut représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et de sécurité, Toomas Heendrik  Ilves, Président de l'Estonie, et George Papandreou, premier ministre de la Grèce et président de l'Internationale socialiste.

 

Les Solutions Alternatives à la Crise du Système, S. Royal

@RY/Désirs d'Avenir

Les juges Eric de Mongolfier et Eva Joly ont du être tres surpris de lire dans le Journal du Dimanche Bernard Tapie donner des leçons de morale à Ségolène Royal. Lui qui a été condamné pour complicité de corruption, fraude fiscale et abus de biens sociaux, il est manifestement en service commandé par le système Sarkozy que Ségolène Royal a qualifié de corrompu. Lui qui est le spécialiste des stratégies de dépecage des entreprises qui ont laissé des centaines de salairés sur le carreau, lui qui a introduit le poison de la corruption dans le football français en payant des joueurs pour qu'ils perdent, il est à l'évidence la meilleure référence morale qui soit. Le pouvoir Sarkozy a les défenseurs qui lui ressemblent.

En se livrant à la comparaison ridicule entre le constat d'un système Sarkozy corrompu et la critique inadmissible émise par Nadine Morano et Xavier Bertrand à l’encontre de Médiapart, accusés selon eux d’utiliser des méthodes « fascistes », Bernard Tapie, on ne s'en étonnera pas, ne fait pas dans la nuance.

Non ce n’est pas la même chose de s’élever d'un côté contre un pouvoir qui mélange intérêts publics et intérêts privés, et d'un autre côté, de s’en prendre à la liberté de la presse.

Non ce n’est pas la même chose de résister d'un côté à une dérive du pouvoir en invoquant l’Esprit des Lois de Montesquieu, et d'un autre côté, de comparer Edwy Plenel à un admirateur de Mussolini.

Non ce n’est pas la même chose que de s’exprimer d'un côté en femme libre, résolue et courageuse, et d'un autre côté de parler fort et d'être aux ordres pour protéger un pouvoir aux abois.

Toute cette semaine nous avons encore assisté à des révélations qui témoignent de la corruption de ce système qui développe et protège les malversations et les passe droits présumés, et les comportements d'impunité.

"L’honneur en politique", dont Bernard Tapie est disqualifié pour parler, c’est justement de savoir s’opposer et d'exiger la vérité sans subir la crainte des mesures de rétorsion et qui font taire trop de gens.

D'ailleurs, et c'est heureux, la parole se libère de plus en plus, et nous conseillons aux lecteurs de se plier à la lecture de Marianne et du dernier numéro du Nouvel Observateur.

Il est rassurant que la presse se saisisse de l'exigence de vérité et puisse faire sauter le dernier verrou mis par le Juge Courroye. Chacun a compris que c'est parce que Eric Woerth a fait beaucoup de choses qu'il est ainsi protégé. En le protégeant, le système Sarkozy se protège lui-même. Pas pour longtemps encore, espèrent tous les Républicains.


@Désirs d'Avenir

Rétablir la vérité : Amalgame inadmissible de France 2 entre Désirs d’Avenir et les « micro-partis »

Par l'équipe de Désirs d'Avenir

C'est sans doute par inadvertance que France 2 dans un reportage sur les micro-partis de l'UMP a cru devoir faire un amalgame avec desirs d'avenir l'association que préside Ségolène Royal et cela malgré les précisions très claires données à un journaliste du vingt heures par Guillaume Garot. Désirs d'avenir est une association qui fonctionne grâce aux cotisations de ses adhérents.

Contrairement au système mis en place par l'UMP, les versements faits à Désirs d'avenir ne bénéficient d'aucun avantage fiscal et Désirs d'avenir ne présente aucun candidat sous ce titre, comme le font les partis politiques. Tout est bon pour semer le doute et l'insinuation comme l'a fait encore Fillon à l'Assemblée nationale en citant Ségolène Royal.

On comprend que dans le contexte de corruption du système sarkozy et des révélations quotidiennes qui dégoûtent les Francais, la droite cherche à se défendre en calomniant. L'honnêteté et le courage de dénonciation de Ségolène Royal dérange et le pouvoir voudrait la faire taire! Les Francais n'ont pas été convaincus par la récente prestation de Nicolas Sarkozy. Ca ne marche plus. Les Francais ont ouvert les yeux malgré les verrouillages de toutes sortes. Et l'exigence de vérite doit continuer. On ne saurait que trop conseiller la lecture de Marianne et du dernier numero du Nouvel Observateur.

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Sur les alternatives progressistes à la crise du système

Poros, le 13 juillet 2010

Chères amies, chers amis,


Quelques nouvelles de Grèce où je participe à une réunion de travail qui rassemble, quatre jours durant, des responsables politiques de premier plan et des chercheurs de haut niveau autour de la question des alternatives progressistes à la crise du système qui n'en finit pas d'ébranler le monde et, tout particulièrement, l'Europe.

J'y ai été conviée par la fondation Papandreou. Il y a ici des participants de tous les continents, venus pour échanger des idées et des expériences. Une des questions majeures versée aux débats : quel rôle pourrait jouer dans le monde qui vient une Europe capable de surmonter ses divisions et de porter un modèle alternatif de développement ?


En complément des sessions plénières, des ateliers sont plus particulièrement consacrés à la Grèce qui, comme vous le savez, a été la première cible de la spéculation des marchés financiers et a dû s'engager, en contre-partie de l'aide qui a fini par lui être apportée par l'Europe et le FMI, dans un effort draconien d'assainissement de ses finances publiques aux conséquences sociales très dures pour le peuple grec.


Nos travaux ont commencé hier lundi par une séance inaugurale consacrée à l'avenir de l'Europe dans la globalisation, au cours de laquelle j'étai invitée à prendre la parole.


Après l'allocution de bienvenue de George Papandreou, Catherine Ashton, qui est depuis novembre 2009 à la tête de la diplomatie européenne en tant que Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a lancé le débat en évoquant ce que sont, de son point de vue, les principaux enjeux d'une affirmation de la voix de l'Europe dans le nouveau monde multipolaire qui émerge.


Ivan Vejvoda
, qui dirige la Fondation des Balkans pour la démocratie et a particulièrement travaillé sur les transitions démocratiques dans les pays de l'ex-Europe de l'Est, ainsi que Toomas Hendrik Ilves, Président de la République d'Estonie, nous ont fait part du regard qu'ils portent sur les atouts dont dispose l'Europe pour peser. L'Estonie est un petit pays (1,4 million d'habitants) qui a recouvré son indépendance en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Ses performances dans les domaines de l'innovation et des nouvelles technologies de la communication lui ont valu le surnom d'e-stonia. C'est en Estonie qu'a été mis au point le logiciel Skype qui permet de téléphoner gratuitement dans le monde entier, via Internet, et compte aujourd'hui des centaines de millions d'utilisateurs. Le gouvernement estonien est également pionnier de l'administration numérique et du vote électronique. L'Estonie devrait intégrer la zone euro début 2011.


Dans mon intervention, j'ai souligné combien, à mes yeux, l'Europe bousculée par la crise se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins : soit nous nous en tenons à cette « gouvernance par défaut » qu'illustrent les limites du Pacte de Stabilité et cédons à la tentation de divisions accrues (dont a récemment témoigné le temps perdu à faire acte de solidarité avec la Grèce durement attaquée par les spéculateurs), soit nous construisons ensemble un véritable gouvernement économique capable d'anticiper, d'impulser, d'accompagner et de protéger afin de faire de l'Europe notre force commune dans un monde où de nouveaux rapports de forces se dessinent et où la finance doit être remise à sa plce.
Pour moi, je l'ai souvent rappelé, les Etats-Unis d'Europe constituent l'horizon politique de l'union renforcée dont nous avons plus que jamais besoin pour rester dans la course et l'orienter dans le bon sens. La tentation du « chacun pour soi » est un mauvais calcul car elle fait le lit des populismes locaux et de notre marginalisation collective.


Il ne faut pas, disait-on en 1929, « gâcher une crise ». Cela signifie qu'il faut agir sur ses causes et y apporter des réponses de nature à prévenir de nouvelles crises. Dans les années 30, comme l'a rappelé Daniel Cohen (voir la rubrique « lu pour vous » sur le site Désirs d'Avenir), les gouvernements européens ont mis en place à contre-temps des politiques de rigueur qui ont plongé leurs pays dans la récession, avec son cortège de conséquences dramatiques sur le plan social et politique (deux ans plus tard, Hitler prenait le pouvoir en Allemagne...).


Aujourd'hui, les plans d'austérité qu'applique un grand nombre de pays européens sous la pression conjuguée des marchés financiers, de Bruxelles et du FMI, relèvent souvent d'une idéologie de l'orthodoxie budgétaire dont on peut craindre qu'elle soit non seulement très coûteuse socialement mais anti-économique.


Bien sûr, la réduction des déficits et la maîtrise des finances publiques sont choses nécessaires. Mais cela suppose qu'on ne se trompe pas de tempo et qu'on ne commence pas par écraser, au prétexte d'une doxa petitement comptable, les chances de reprise dans une Europe où la croissance est aujourd'hui la plus faible du monde.


Or tout se passe comme si, sous l'injonction arrogante des marchés financiers et des agences de notation, on était vite passé de l'autre côté du cheval : après les discours de 2008 sur le retour de l'Etat et les vertus redécouvertes du volontarisme économique, voilà que revient par la fenêtre la vieille rengaine de l'Etat minimal, des services publics budgétivores et d'une austérité particulièrement dure aux plus fragiles. Et cela alors même qu'une des causes des désordres mondiaux, ce sont les inégalités insupportables qui n'ont cessé de se creuser.


Ce devrait être à l'Europe de porter haut et fort un modèle alternatif qui fasse de la performance économique et de la justice sociale un couple indissociable, qui réhabilite le rôle de la puissance publique, qui accélère la croissance verte et la social-écologie, qui définisse les « biens publics » qui doivent être garantis à chacun à l'abri de la marchandisation à outrance, qui promeuve une démocratie plus participative comme condition de l'efficacité des politiques publiques.


Je crois profondément que le monde qui vient a besoin d'une Europe au clair sur ses valeurs, à l'écoute de ses peuples, capable de cohésion et de cohérence dans l'action, porteuse d'une parole forte en accord avec ses actes.


A Poros, où se déroulent nos travaux, c'est un point de vue partagé par beaucoup. Et notamment Joseph Stiglitz, qui intervient aujourd'hui pour tirer les leçons de la globalisation de la crise et tracer quelques pistes pour une action progressiste décidée non seulement à en sortir mais à éviter qu'on y retombe à la première occasion. Il est particulièrement scandalisé par la spéculation qui s'est attaquée aux maillons réputés les plus faibles de la zone euro et par ces lobbys financiers, renfloués sans contre-parties par les pouvoirs publics, qui mordent sans vergogne « la main de leurs sauveurs ». Partisan d'une régulation ferme de la mondialisation, d'une taxe sur les transactions financières (hélas rejetée par le G20 de Toronto) ainsi que d'une séparation des activités bancaires de dépôt et de marché (sujet apparemment tabou en Europe), Joseph Stiglitz craint, lui aussi, que l'obsession de la réduction immédiate des déficits publics ne fasse plonger l'économie. Il trouve l'Europe bien timorée dans ses réponses à la crise.


Cet après-midi, je suis impatiente d'entendre James Fishkin qui est l'inventeur, aux Etats-Unis, des « sondages délibératifs » dont la démarche, à l'opposé des sondages traditionnels, s'apparente à certains égards à celle des Jurys Citoyens que j'ai mis en place en Poitou-Charentes (panels représentatifs de la diversité sociale et surtout temps d'information et de débats permettant à des « profanes » de participer à une « délibération éclairée »). Je me réjouis que la question, à mes yeux essentielle, d'une démocratie plus participative, favorisant l'implication active des citoyens dans les décisions qui les concernent, ait pleinement droit de cité dans cette réunion de travail où il s'agit d'explorer ensemble de nouvelles réponses politiques aux problèmes du monde d'aujourd'hui.


La journée de demain sera principalement consacrée aux questions relatives à la lutte contre le changement climatique, au soutien aux énergies renouvelables et à la croissance verte comme gisements d'emplois d'avenir.


Gerd Leopold,
océanographe et responsable de Greenpeace International, Joe Stanislaw, fervent partisan d'une approche globale des questions énergétiques (dans toutes leurs dimensions : locales et internationales, écologiques, économiques, de santé publique, etc.), Dimitri Zenghelis, membre du groupe qui a élaboré le « Rapport Stern » à la demande du gouvernement travailliste britannique et chiffré « le coût de l'inaction » écologique ainsi que Tina Birbili, Ministre grecque de l'Energie, de l'Environnement et du Changement climatique aborderont les enjeux du « droit à une énergie propre » et les choix qui inspirent les politiques volontaristes du gouvernement grec.


Vendredi 15, la séance plénière sera consacrée à un exercice plus prospectif autour de trois scénarios possibles pour l'Europe à l'horizon 2020, dans une perspective d'affirmation de son leadership. Les principaux intervenants seront Mary Kaldor, professeur à la London School of Economics, spécialiste de la mondialisation et partisane d'une politique étrangère mieux intégrée à l'échelle européenne, Cem Ozdemir, co-président des Verts allemands et premier Allemand d'origine turque à avoir été élu député, Alex Rondos, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Grèce et ancien collaborateur de George Papandreou lorsqu'il était Ministre des Affaires étrangères, ainsi que Mark Medish, ancien collaborateur du Président Clinton et aujourd'hui conseiller à la Fondation Carnegie pour la paix internationale.


Voilà, chères amies, chers amis, un aperçu, non exhaustif, du programme de cette réunion de travail qui croise fort utilement les regards de chercheurs et d'acteurs qui ont en commune cette conviction : le monde change et l'action politique doit, elle aussi, changer.


Bien amicalement,

Ségolène Royal

Communiqué de presse de Ségolène Royal

En réponse aux questions posées par Dominique Bussereau, Ségolène Royal refuse de polémiquer.

Le moment convivial sous forme de pique-nique organisé dimanche à Rochefort est ouvert à tous, chacun peut inviter sa famille et ses amis à y participer.

Il fait suite à la campagne de promotion du littoral portée par les deux Régions touchées, le Poitou-Charentes et les Pays de la Loire, pour aider les entreprises touristiques notamment, faire la promotion de la Région et démontrer que le littoral reprend des couleurs. C'est aussi l'occasion de valoriser les produits régionaux.

Le produit de la vente de la buvette ira aux associations de défense des sinistrés. Il y aura également des stands sur lesquels ces associations pourront sensibiliser la population au combat qu'elles mènent.

Il n'y a, dans ce rassemblement rien d'indécent, bien au contraire. Je précise que tous les participants paient leur déplacement et leur repas. Il n'y aura aucune prise de parole politique, ni aucune réunion politique. C'est un moment simple de rassemblement.

Il faut en effet savoir se rassembler au-delà des clivages, notamment par respect pour tous ceux qui ont souffert.

C'est cet esprit d'unité qui a conduit d'autres régions française à apporter 900 000 ? de subventions qui ont été redistribuées aux communes. C'est aussi cet esprit d'unité et de rassemblement qui a permis, dans les semaines qui ont suivi la tempête, à la Région et au Conseil général de Charente-Maritime, d'élaborer ensemble un plan de soutien aux entreprises. C'est ce bon esprit qui doit perdurer.

Comme pour tous les grands événements de la Région dont je suis fière, j'en informe mes amis de Désirs d'Avenir, pour qu'ils participent à ces moments de joie et qu'ils découvrent la Région. Je le fais comme chacun pourrait inviter ses amis. Et contrairement à ce que je lis ici ou là, Désirs d'Avenir n'est pas une association politique, c'est une association d'intérêt général animée par l'idéal de fraternité.

C'est dans cet esprit de fraternité que je serai très heureuse d'accueillir au pique-nique solidaire Dominique Bussereau et tous les élus locaux, quelle que soit leur sensibilité politique.

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