Pour la vice-présidente de la BPI, la BPI devrait financer principalement les PME et les ETI dans leurs projets d’investissement ou de développement à l’export...
Dans un entretien à «Libération», la vice-présidente de la BPI évoque le rôle de ce nouvel outil...
Dans une interview à Libération du 7 mai, la vice-présidente de la Banque publique d'investissement revient sur le rôle qu'elle souhaite voir jouer à cet établissement. Tout en décochant quelques flèche en direction de l'administration et des banquiers...
Vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI), Ségolène Royal livre à Libération sa vision de la nouvelle institution créée par le gouvernement.
Il n’y a que des bons investissements pour la BPI, pas du business ! Faire du business sous-entendrait qu’on ferait le tri entre ce qui est juteux et ce qui ne l’est pas. Ce n’est pas notre philosophie. Ce qu’il faut, c’est que les entreprises soient rentables, qu’elles soient productives, qu’elles créent des emplois. La BPI est une banque patiente qui n’attend pas de retour sur investissement immédiat, ou alors seulement pour le réinvestir dans l’outil productif, et qui ne place pas son argent sur les marchés.
La BPI va participer au financement de l’économie réelle par des avances de trésorerie, des garanties de prêts, que les régions accordent déjà. Mais aussi par des investissements en fonds propres - et à ce titre elle a déjà engagé 3,5 milliards d’euros en 2012 -, des cofinancements de prêts à moyen ou long termes et du soutien financier à l’exportation.
Nous n’avons pas vocation à aller vers les entreprises où le secteur bancaire traditionnel peut jouer son rôle, à aider celles qui marchent bien ou les grands groupes. A titre exceptionnel, si un prédateur se présente et menace une grosse entreprise, la BPI pourra y réfléchir. Mais son rôle principal consiste à aller vers les PME ou les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui pour l’instant ne gagnent pas d’argent, mais en gagneront si on les aide à investir et exporter. On est là pour accompagner le redressement industriel et construire les fleurons économiques et industriels de demain (...)
Vendredi dernier, a eu lieu l’ouverture du 8e Festival du conte... Chacun a pu admirer l’exposition de Giorgio de Marchi et faire connaissance avec sa troupe de théâtre d’artistes italiens. Ségolène Royal a souligné l’implication de la Région dans le domaine culturel en rappelant les propos de Gao Xingjian, artiste français, prix Nobel de littérature en 2000 : « La culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité »...
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