Elle déclenche toutes les passions, adoration ou haine, alors que (ou parce que ?) jamais une femme n’avait avant elle mené une telle carrière politique – trois fois minitre, quatre fois députée, deux fois présidente de Région et enfin finaliste à la dernière élection présidentielle.
Et pourtant, elle doit en permanence refaire ses preuves et subit une violence inouïe…
Dans la semaine, la campagne a digitalement pris des airs de 2007 - cette époque d'avant la crise, où une femme était enfin en position d'être élue Présidente de la République. Ségolène Royal a live-riposté à Nicolas Sarkozy sur Twitter pour soutenir François Hollande ce lundi 12 mars...
"La Région Poitou-Charentes s'est engagée à faire de l'éducation et de la formation une priorité, afin de permettre aux jeunes lycéens et apprentis de bénéficier d'un égal accès au savoir.
Le Pacte pour l'Emploi des Jeunes, grande priorité régionale, affirme encore plus son engagement pour la formation des jeunes dans la région, au travers notamment de l'apprentissage et l'alternance.
Avec plus de 14 000 apprentis, la Région Poitou-Charentes conforte sa première place en nombre d'apprentis au regard de la population active.
Pour amplifier cette dynamique, la Région consacre un important effort financier à la modernisation des Campus des Métiers, notamment ceux de Charente et de Charente-Maritime.
Pour que chaque jeune trouve une formation en lien avec ses aspirations et les débouchés qu'offre le monde du travail, la Région organise les Journées Portes-Ouvertes de l'apprentissage, de l'alternance et de la formation professionnelle qui se déroulent en ce moment dans l'ensemble des établissements de Poitou-Charentes jusqu'au 12 avril 2012."
Quelle pulsion anime désormais le candidat de l’UMP ? À le regarde grimacer, tout en muscle, tout en énergie d’un taureau de combat, furieux, haranguant la foule sur Hollande traître irresponsable, cynique et menteur, on a l’impression de revoir le Sarkozy de Bercy, en mai 2007, exhortant ses troupes à liquider mai 68, une grande messe brutale, à la testostérone, renforcant l’inquiétude sur ce que l’on pressentait déjà du personnage...
Avait-il vraiment envie d’être candidat ? Et même de se battre pour l’être ? Poser la question c’est déjà y répondre...
Taper, taper, taper toujours plus fort, avec plus d’outrance, non plus en haussant le ton mais carrément en hurlant toujours plus fort.
Telle est la méthode de campagne choisie par Nicolas Sarkozy...
Il aura suffit d’un seul sondage, en l’occurrence l’IFOP, publié dans une dramaturgie toute élyséenne: fuite la veille au soir sur twitter, dépêche AFP en urgent, changements de maquette de dernière minute, tension excessive pour surdimensionner encore l’événement dans l’esprit des rédactions et le tour fut joué. En quelques heures, Sarkozy passa du statut de perdant absolu à celui de possible gagnant. Quelques heures ou la machine à illusions de l’Elysée fonctionna à plein...
Ce qui importe, tous les spécialistes vous le diront, dans une telle course, c’est de garder le rythme entre les haies. Même lorsque votre concurrent du couloir d’à côté revient à votre hauteur alors que depuis le début vous l’aviez toujours derrière vous. Un peu d’énervement, de précipitation, des gestes moins coordonnés et c’est la faute, la haie accrochée qui vous fait perdre un dixième de seconde, deux points dans les sondages...
Canal+ peut se flatter d’avoir réussi un exploit majeur : offrir près de 2h de plateau à Nicolas Sarkozy sans distance, sans recul, sans aucune question qui fâche. Rien, un plateau d’argent pour permettre au candidat Sarkozy de faire oublier le président Sarkozy...
La vérité sort souvent de la bouche des enfants. Thomas Hollande, 28 ans, dans Le Parisien, dimanche 11 mars, à propos de son père : "Parfois, il est un peu trop perfectionniste dans ses explications. Un peu trop techno. Du coup, lors d'émissions, il peut perdre des téléspectateurs." Le jeune homme a le souvenir d'une autre "ferveur", en 2007, dans les meetings de sa mère...
C'est l'une des grandes difficultés des sondeurs : évaluer la future participation au scrutin...
L’Ifop se livre à des acrobaties méthodologiques périlleuses en effectuant des sondages hybrides associant l’enquête par téléphone et l’enquête par internet. On ne sait jamais quelle est la part respective des sondés et les coefficients de redressement dont il faut remarquer qu’ils ne sont pas les mêmes. Avantages : on peut aller plus vite, c’est moins cher et obtenir de meilleurs résultats pour la droite puisqu’on sait que ces sondages en ligne donnent des résultats plus à droite que les sondages par téléphone...
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