"Le Monde" publie, à l'occasion des élections régionales des 14 et 21 mars, une série de suppléments hebdomadaires sur les régions, leurs atouts, leurs faiblesses, le bilan de leurs élus et les enjeux de la campagne.
...Pour Ségolène Royal, il s'agit de creuser l'écart dès le 14 mars avec la droite, mais aussi avec ses alliés de gauche dont certains pourraient éprouver des difficultés à franchir la barre fatidique des 5 % qui autorise la fusion des listes. Pour le deuxième tour, son secret espoir est non seulement de faire mieux qu'en 2004 (55,1 %) mais aussi de réaliser l'un des meilleurs scores - voire le meilleur -, parmi les présidents de région socialistes. Car ce scrutin doit aussi sonner le grand retour de Mme Royal dans le jeu national. Avec, comme ligne d'horizon, les primaires qui désigneront le candidat socialiste pour 2012.
Importé du tiers-monde, ce dispositif a permis, en deux ans, d'aider plus de 1 000 ménages de la région, exclus du système bancaire, à surmonter un coup dur ou à s'en sortir un peu mieux.
Le soutien de la présidente sortante, Ségolène Royal (PS), à un nouveau modèle agricole se heurte à la réalité des pratiques : grandes cultures céréalières et irrigation intensive qui assèchent les réserves en eau.
Jean-Louis Bianco s'exprimait à propos des régionales: « ... Nicolas Sarkozy fait tout dans ce pays. Il est Premier Ministre, il est le Ministre des Affaires Etrangères, il est Ministre de l'Agriculture. Autant les Français souhaitent avoir un Président actif et réactif, autant la concentration des pouvoirs et des rôles dans un seul homme mène à la confusion... Il dit qu'il ne fait pas campagne. Mais en réalité il passe son temps à se déplacer à faire campagne. Il joue le rôle de secrétaire nationale de l'UMP pour essayer, c'est bien tard, de mettre d'accord Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, qui, chacun le sait, ne peuvent pas s'entendre. Tout ça dévalorise la fonction présidentielle. On n'attend pas du Président de la République qu'il soit un chef de parti. »